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Que reste-t-il de l'enfance à la fin d'une analyse

 

 Très vite, dans une analyse, les souvenirs d'enfance prennent une place centrale. Ce qui fait dire à la vox populi que « tout se jouait avant 6 ans. » Certes. Mais de quel enjeu s'agit-il ?
Qu'est-ce qui dans l'enfance est si décisif au point que les tours et les détours de l'analyse seront autant d'occasions de mieux serrer ce qui dans cette enfance – un événement, un moment, pas nécessairement dramatique – a pu faire trauma ? Freud logera dans la face cachée de ce trauma, au sens de la psychanalyse donc, l'inconscient du sujet, nouant de fait trauma et inconscient pour toujours. Cela fait-il pour autant de ce nœud un point non dialectisable ?
Lacan reprendra cette question jusqu'au terme de son enseignement et à partir d'un néologisme : troumatisme, démontrant par là le caractère irreprésentable du choc, ou l'impossibilité, dans un premier temps, de mettre en mot cette mauvaise rencontre qu'est toujours un trauma. C'est donc avant tout la rencontre d'un trou, d'un indicible qui met en scène un être pétrifié, pas encore sujet de l'inconscient et qui fera, dans un second temps, du fait de le nommer, de le prendre dans une dialectique signifiante, une interprétation, avec son corollaire, un éloignement du réel. Malgré cela, ce réel court toujours dans la vie du sujet. Inéliminable, il diffuse et réapparaît à l'occasion.
Quel effet sur ce réel attendre alors de l'analyse sinon, dira Lacan, un savoir-y-faire-avec, dont chaque Analyste de l'École – A.E. – endosse la charge de nous livrer son témoignage.

C'est dire si nous attendons avec impatience la conférence de Caroline Doucet, samedi 15 octobre, psychanalyste de l'É.C.F., A.E. en exercice, qui se propose de nous éclairer sur ce qu'il reste de l'enfance à la fin de l'analyse.

Pour la commission Conférence de l'ACF-CAPA à Lille
Jean-François Reix