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Je parle, tu parles ! On parle...

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Parler est un verbe qui n'en finit pas de se conjuguer !
Effectivement l'être humain se différencie des autres espèces du fait même qu'il parle, qu'il est un « être parlant ».
Alors quand il parle, cet être fait-il usage de la parole, ou est-ce la parole qui « le parle » sans qu'il en sache quoi que ce soit ?
Dans le dispositif de la cure, Lacan met en relief que lorsqu'il parle, l'analysant ne sait pas ce qu'il dit. Parler aurait donc un rapport avec le dire ?
Pourtant on peut parler pour ne rien dire !
L'usage de la parole serait donc lié à un « vouloir dire », mais aussi un « ne vouloir rien en dire » que Lacan appelle lui-même « une intention de signification ».
A chacun son style alors !
Du murmure au cri, en passant par l'injure, l'humour ou l'ironie, le mutisme... Autant de procédés, de manières hétéroclites pour un sujet de « pratiquer » avec la parole. Une voie pour un travail clinique serait dès lors d'interroger de quoi relèvent ces « procédures langagières » adressées à un autre.
Enfin parler, c'est aussi parler dans une certaine langue. Celle que chacun aura apprise, la langue dite maternelle.
Si la langue n'était qu'apprentissage, comment expliquer les mots d'esprit, les néologismes, les mots d'enfants... Comment aussi comprendre que l'apprentissage d'autres langues ne soit pas que studieux ?
Parler... dans une langue, dans sa langue, n'est pas sans compter sur la manifestation du sujet.