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Temps de Pratiques inédites à Lille Cycle 2013

Image cycleCycle de Rencontres Psychanalyse et Champ Social
« Temps de Pratiques Inédites »
2013
« Nommer l'impossible.
Entre autorités et droits : une politique du symptôme»

De quoi souffrent les enfants et les adolescents auxquels nous sommes confrontés dans nos pratiques ?
Nommer par un diagnostic ce qui ne va pas leur permet-il mieux de savoir nommer eux-mêmes ce qui fait leur être ?
Comment accueillir ces demandes particulières qui ne se soutiennent parfois que d'une injonction thérapeutique ou d'un état d'urgence car l'insupportable touche à son comble ?
Des parents sont orientés vers un « suivi » pour leur enfant. Dans un vrai souci de bien faire, ils arrivent parfois sans une demande précise. Sauf « que cela cesse ». Parfois avec la demande d'un nom pour ce qui arrive à l'enfant et qui dysfonctionne.
La liste de noms pour tenter de cerner « ce-qui-ne-va-pas » ne cesse pas de s'allonger : le DSM –qui est devenu une référence importante dans la psychiatrie et plus largement dans la santé mentale – est là pour en témoigner : toujours « en trop » ou « en moins » ou « pas à sa place » quelque chose se présente comme une erreur à corriger. Dépression, timidité, addiction, anorexie, TAG, TOC, TOP, violence conjugale, syndromes 'dys »...Il s'agit d'une nomenclature qui oblitère la question de la cause ainsi que celle de la fonction du symptôme.
Des campagnes de dépistage se mettent en place depuis quelques années à divers niveaux : un Autre consistant se construit ; un Autre censé faire Autorité et Savoir sur ce qui empêche le monde de tourner rond. La nature prend aujourd'hui la place précédemment occupée par le père. Un discours scientiste relayé par un usage fonctionnel du Droit sépare de plus en plus le sujet de ce qui le cause. Il entend restaurer des commandements, donner une morale et dire ce qui est normal et ce qui ne l'est pas et, au nom d'un Bien-Etre pour tous, distribue des droits et laisse les individus s'organiser pour les revendiquer ou les négocier.
Mais « ce qui ne va pas » ne peut se négocier ; ni se guérir ; ni s'éduquer ; ni se gouverner.
« Ce qui ne va pas » a un nom pour la psychanalyse : le symptôme.
Nous orientant de l'enseignement de Freud et de Lacan, nous affirmons que le sujet n'est pas victime de son symptôme. Mais responsable.
C'est une politique du symptôme qui - loin de prétendre éradiquer, effacer ou corriger « ce qui ne va pas » - tient compte de ce défaut de jouissance structural inhérent à l'être humain ; de cette part silencieuse du langage qui noue le corps à la langue. Une politique du symptôme qui s'oriente non pas d'une langue universalisante et prétendue scientifique mais, plutôt de l'autorité de la langue elle-même pour un sujet.
A l'ère où le Père s'est tu et où à la place un Autre prétendu savoir vocifère des noms sur les individus, des professionnels du champ social et de la santé mentale viendront témoigner de leur manières non pas de restaurer le Père mais d'accueillir le Pire.
Le Cycle de rencontres Psychanalyse et Champ Social « Temps de Pratiques Inédites » accueille des professionnels qui pourront témoigner de comment parier sur l'offre d'une présence silencieuse, savoir se taire, peut laisser la place à la parole possible du sujet ; même s'il ne parle pas.
Une place pour la poésie de l'être.
Nommer l'impossible est, pour chacun, un effort de poésie dont chacun est responsable...Pas sans quelqu'un qui sans vouloir le raisonner lui permette, par les résonances de la parole, trouver la raison de son dire.(1)
Betina Frattura
(1) Voir Ph. Lacadée « Vie éprise de parole »

Samedi 9 février 2013
Hélène Deltombe - Psychanalyste à Paris ; membre de l'Ecole de la Cause Freudienne « Du père au symptôme »
Betina Frattura - Psychanalyste à Lille ; membre de l'ACF-CAPA « Chacun paye les effets des gosses qu'il sème » (paroles de Dimitri, jeune adolescent de 15 ans)

Samedi 30 mars 2013
« De quoi un enfant est-il responsable ? »
Jacqueline Dhéret - Psychanalyste à Lyon ; membre de l'Ecole de la Cause Freudienne
Clémentine Gorisse - Psychologue (Espace écoute Brunehaut enfants victimes de violences conjugales – Lille)

Samedi 25 mai 2013
« Droit d'asile »
Jean-Pierre Rouillon - Psychanalyste à Clermont Ferrand ; membre de l'Ecole de la Cause Freudienne
Pierre Madeuf - Pédopsychiatre à Roubaix

Samedi 15 juin 2013
« Crise de la jeunesse –Crise du père ? »
Bernard Lecoeur - Psychanalyste à Reims ; membre de l'Ecole de la Cause Freudienne
Ali Mérimeche - Juge des Enfants (TGI Lille)
LIEU : Maison des Associations - 72/74 Rue Royale – LILLE
HEURE : Accueil des Inscrits : dès 14H Début du travail : 14H30 précises.