Conversations mardi janvier2018

Les conversations du mardi

 

« Amour, affects, passions »

 

 23 janvier 2018

Jean François Reix

Un fils et sa mère vu par Xavier Nolan

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Le film du cinéaste Xavier Dolan, "J'ai tué ma mère", nous plonge au coeur d'une relation entre une mère et son fils. La violence qui en ressort est la marque, c'est notre hypothèse, de la difficulté d'une séparation et vient interroger la place de l'enfant dans le couple parental.

Si la naissance est la promesse d'une harmonie, l'enfant ne cesse au contraire de faire valoir un manque du côté des parents.

Dès son premier film Xavier Dolan met en lumière la question du lien qu'a tout enfant au manque, une question clinique et fondamentale qui traverse l'oeuvre du jeune cinéaste québécois.

Jean-François Reix

 

 

 

MARDI 21 novembre 2017

Elisa Cuvillier

Heureux les heureux, monologues de ceux qui se "malentendent"

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MARDI 17 septembre 2017

Jacques Bernaert, Violoncelliste

 Discutante, Rose-Andrée RATTIN

 

MARDI 23 Mai 2017

 Rosine LEFEBVRE, Metteur en scène

Rose-Andrée RATTIN, membre de l'ACF-CAPA

 

 

 

 

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Lecture clinique : impact de la parole

 

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La prochaine soirée du séminaire d'étude se tiendra à Saint-Quentin

Le mardi 20 septembre 2016, au CCAS, 60 rue de Guise.

 Avec la participation de :

Catherine Heule et Sophie Simon, intervenantes au Courtil

Argument:

Lecture clinique : impact de la parole

À la fin du XIXème siècle, la rencontre de Freud avec Charcot produit un renversement sur la façon de lire la clinique. Alors que dans l’hystérie, la médecine observe les phénomènes qui se produisent dans le visible, Freud porte toute son attention aux dires des patients et découvre un lien entre le symptôme et l’expérience d’un trauma. Le symptôme de conversion témoigne d’un impact de la parole sur le corps. La parole a aussi des effets qui peuvent réduire, voire lever, le symptôme.

Dans la cure analytique, un nœud de significations peut être dénoué par les mêmes voies que celles qui l’ont construit, les effets de l'équivoque par exemple.

L’expérience du clinicien dès lors se trouve éclairée d’une autre façon, y compris en dehors de la cure analytique. Dans les institutions du champ social, de la santé, ou de l’éducation; partout où la parole est convoquée par la pratique professionnelle.

Ce sont ces deux aspects que nous interrogerons cette année.

D’une part l’impact de la parole dans la cure, et d’autre part la portée, les effets de la parole dans les instituions : comment la parole s’ordonne dans un discours, ce qui s’entend, ce qui reste non dit, ce qui se lit entre les lignes, ce qui insiste, ce qui, comme on le dit couramment, fait symptôme dans une institution.

Nous verrons que la fonction de la parole s’étend bien au-delà de la communication. La vie quotidienne nous montre en de nombreuses occasions comment la parole est sans cesse lieu et objet de contradictions et de malentendus : lapsus, mot d’esprit, rêve aussi bien, sont les formations de l’inconscient produites par un sujet - un corps doué de parole. Mais dire ouvre aussi une voie méconnue du sujet. Ces trébuchements et ratages nous indiquent que dire n’est pas simple bavardage mais engage un autre espace, une scène où résonne de façon singulière un sujet pris dans le langage. Chiffrage et déchiffrage sont en cause, avec tout l’espace des non dits qui à l’occasion se donnent à voir aussi sur le corps.

Quels sont les modes de faire avec la parole et le corps  au XXI e siècle ? Comment lire l’impact de la parole sur le corps dans la clinique  aujourd’hui? Nous tenterons d’en saisir quelques fils à partir de la clinique, d’une pratique en institution, dans  la littérature, ou encore en interrogeant le savoir le l’artiste.

 

Le mardi 24 mai 2016

Les intervenants: 

 

Philippe Guedj, psychanalyste :

 

Finnegan's Wake de Joyce, une lecture comme "audissée" ?

 

Rose-Andrée Rattin, accueillante à la Petite Maison Ouverte :

 

"Yoko Ogawa, une écriture au scalpel."

 

Le mardi 22 mars 2016

Les intervenants: 

Pierre-Yves Gosset, psychanalyste

Patrice Destrez, psychanalyste

 

Le mardi 26 janvier 2016

 Les intervenants:

 Hélène Mention, psychanalyste,

 Claire Perret, psychologue clinicienne

 

 

 

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Virginie Leblanc et Thomas Roïc au Séminaire d'étude à Saint Quentin

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ECHOS

de la

"Soirée Spéciale vers les 45e Journées" 

FAIRE COUPLE. LIAISONS INCONSCIENTES

 Par Catherine Stef 

Formidable soirée et pari tenu par nos collègues lillois, de faire apparaître les "liaisons inconscientes" que peuvent susciter les artistes auprès de leur public et de leurs lecteurs, ainsi que celles qui les animent et qui sont peut-être, on est en droit de le supposer, à l'origine de leur démarche ou de telle ou telle de leurs œuvres. Emmanuel Carrère d'abord, et sa fascination féroce pour l'acte horrible qui vient ruiner tout espoir d'humanité, Sophie Calle ensuite, qui utilise la douleur et l'errance pour des compositions soigneusement mises en scène et orchestrées, chacun nouant à sa façon théâtre, littérature et photographie. Virginie Leblanc et Thomas Roïc nous ont fait sentir comment les deux artistes appuient leur travail sur ce qui leur vient de l'Autre, mais aussi du semblable, du passant attrapé comme au hasard, et cependant jamais quelconque, car toujours articulé à leur démon intime.

A l'instar de ce qui se joue sur cette "autre scène" où les rêves les actes manqués les lapsus le symptôme dévoilent quelques fragments de l'inquiétante étrangeté qu'est l'Inconscient dans le parcours d'une cure, parfois jusqu'à son ressort secret.

C'est avec précision et au travers de citations choisies que Virginie Leblanc nous emmène bien au-delà de l'analyse littéraire, le long des méandres du processus créateur de plus en plus autobiographique chez Emmanuel Carrère. Thomas Roïc nous présente Sophie Calle avec élégance, et avec le même souci d'exactitude que celui qui anime l'artiste. Il nous fait toucher l'humour et l'angoisse que produisent certaines de ses réalisations,  son œuvre, saisir ce qui dans sa démarche,  étrange et paradoxalement intrusive, insiste et fuit à la fois.