Écho de la soirée préparatoire aux J56

Après-coup d'Èchos et desordres du sentiment de la vie, soirée préparatoire aux J56 organisée par l’ACF en CAPA, avec Daniel Roy, directeur des J56, ce mercredi 29 septembre 2026. 

Substance Mort (A Scanner Darkly) est un roman de science-fiction de Philip K. Dick publié en 1977, inspiré de sa propre vie et de ses expériences avec la toxicomanie. La soirée d’hier avait cet objet au cœur, au centre : la substance.
Je proposerai en écho de nos réflexions tout au long de la soirée, le récit d’une scène de science-fiction quelque peu « surréaliste ».

Mais d’abord quelques mots : la substance pour le sujet toxicomane présenté par Soline Massart, la substance pour les artistes Fabienne Verdier présentée par Nicolas Froment et Prune Nourry présentée par Anna Gautier, a dans tous les cas des contours, une texture, texte-ture/texte-dur, un caractère insaisissable à la fois désirable et angoissant, appel infini d’une jouissance toujours au-delà du principe de plaisir.

L’écho de la conversation résonne avec une scène de science-fiction: dans l’imminence d’une catastrophe planétaire, la panique des populations les fait s’engouffrer dans des abris souterrains. Mais une substance toxique est entrée dans les boyaux de la terre. Les manœuvres pour extraire la substance sont périlleuses et vaines. Cette substance indéfinissable, est pire que la catastrophe annoncée parce qu’il n’y a pas de mots pour la nommer, la circonscrire, la saisir. Elle se répand comme un incendie, un un-sans-dit, elle sème la terreur.

Elle est peut-être une des formes de cette substance mort, informe, perdue parce que jamais possédée ni maîtrisée, porteuse de ce fait de tous les espoirs fantasmes et autres scénarios……occupant l’espace vide, trou noir, entre le corps et la parole.

Très fantastique, et fantasmatique, cette évocation n’est pas si éloignée que cela de ce que nous ont apportés nos trois collègues, et de ce que Daniel Roy articule dans son argument sur le thème des J56 : Le sentiment de la vie. Toujours par surprise, pour le meilleur ou pour le pire, le plus précieux, perdu, retrouvé, insaisissable, qui surgit par effraction, par surprise, dont on se méfie et qu’on recherche éperdument.

Elisa Cuvellier et Anne Fresne ont à leur façon contourné, interrogé, façonné, circonscrit…..cette énigme que c’est pour nous, énigme qui sait, pour nous.

Bref c’était une magnifique soirée préparatoire. Merci aux intervenants, à l’ACF en CAPA et à sa déléguée Béatrice Brault- Lebrun, merci à Daniel Roy.
 
Catherine Stef
Écho de la soirée préparatoire aux J56