L'artiste et ses objets

À 4 ans, lors d’une visite au musée de l’Orangerie, Claire Tabouret fait une plongée vertigineuse dans le tableau Les Nymphéas de Monet. De ce choc intime, émane une décision : elle sera peintre. Fixité du désir mêlé à la nécessité constante de redéfinir le mouvement au fil de l’eau, de créer l’inconfort comme source de création. Claire Tabouret navigue entre forces contraires et ses compositions en sont le reflet. Si Claire Tabouret fait pleuvoir de son pinceau des « petites touches qui arrivent au miracle du tableau [1]», c’est bien pour récupérer son objet par son art, pour cerner au plus près sa question intime, comprendre « ce qui la hante ». Des pinceaux aux vitraux de Notre-Dame de Paris dont elle a créé les nouveaux motifs, la soirée des Causeries sera l’occasion d’interroger la variété des objets dont cette artiste fait usage dans sa pratique artistique pour mettre en forme le réel de sa vie. 
 

[1] Lacan J. « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse », le Séminaire livre XI, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, p. 104. 

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