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- Le 17/01/2026
- À Reims
Argument du conférencier
Avec l’avènement de la science Descartes (1637), nous assistons, d’une part, à une réduction du sujet à un pur vide et, d’autre part, à la décision de l’Esprit des Lumières posant qu’il n’y a de loi que loi scientifique. Les autres « lois », politiques, religieuses, juridiques, sont réduites à du semblant, c’est-à-dire modifiables à merci.
La révolution politique se débarrasse de ce qui n’est pas scientifique, des anciennes croyances. Elle veut fonder son discours sur quelque chose de solide. En termes cartésiens, sur l’algèbre et la géométrie. Il s’agira cependant d’inventer des semblants symboliques qui bordent le trou du politique (Révolution française, 1789) : « Nous sommes l’Assemblée Nationale ».
Le discours analytique apparait comme conséquence de cet ébranlement des semblants symboliques - religieux, politiques, moraux - qui faisaient « monde commun ». Et la psychanalyse soutient les inventions du sujet (Freud, 1895).
Un nouveau savoir vient à la place de la décision politique. C’est la place des différents ministères, de l’administration, du bureau du Plan, assistés par des machines. C’est l’avènement de l’Administration, les services publics en tant qu’ils doivent répondre aux « besoins de la population ».
La jouissance des corps n’est plus régulée par les anciens semblants, détruits. Sur qui se repère-telle alors ? C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui : une myriade de jouissance de corps dérégulés.
Mon idée est de lire notre histoire à partir des six discours de Lacan.